Thème
Chapitre 14 — La descente en rappel [T] [T]
Le rappel : le moment le plus dangereux
Statistiquement, le rappel est le moment le plus accidentogène de la grande voie. Les causes sont multiples : fatigue de fin de course, relâchement de l'attention (« on a fini, c'est presque bon »), manipulations complexes réalisées sous pression temporelle, erreurs d'installation. Le rappel mérite autant de rigueur que la montée — voire davantage, car les conséquences d'une erreur sont souvent irréversibles.
⚡ ALERTE
⚡ Ce chapitre décrit des techniques qui engagent la sécurité, critique au rappel. La lecture ne remplace pas l'apprentissage encadré et la pratique supervisée sous la direction d'un moniteur qualifié.
Storyboard global d'un enchaînement de rappels [T] ⚡
| Temps | Action | Point critique | Vérification |
|---|---|---|---|
| 1 | Installer la corde au relais supérieur | Mauvais point de passage | Anneau/maillon identifié |
| 2 | Faire les nœuds d'arrêt | Oubli d'un brin | Deux bouts contrôlés |
| 3 | Installer descendeur + autobloquant | Autobloquant inefficace | Test avant départ |
| 4 | Descendre au relais inférieur | Vitesse, chute de pierres, bout de corde | Descente contrôlée |
| 5 | Se vacher au relais inférieur | Relâchement trop tôt | Vachage chargé |
| 6 | Libérer le rappel pour le suivant | Corde qui part, mauvais signal | Communication confirmée |
| 7 | Préparer le rappel suivant | Brin tiré du mauvais côté | Brin à rappeler identifié |
| 8 | Récupérer la corde | Corde coincée | Tir progressif, axe choisi |
DÉTAIL QUI CHANGE LA JOURNÉE
Avant de tirer la corde, on identifie le brin à rappeler et on regarde le chemin probable de la corde. Une corde tirée dans le mauvais axe peut se coincer alors que tout le rappel avait été correctement installé.
11.1 Principes généraux du rappel [T] ⚡
Prérequis : Maîtrise complète du rappel en couenne, compréhension des autobloquants, expérience du tirage de corde.
Contexte d'usage : Redescente après chaque grande voie.
Matériel nécessaire : Deux brins de corde à double de 50 m minimum, voire 60 m selon le topo et l'enchaînement de rappels ; descendeur ou appareil d'assurage adapté ; autobloquant ; mousqueton HMS ; anneau ou maillon de rappel en bon état.
Objectif des techniques : Descendre en sécurité le long de la corde, en contrôlant la vitesse et en étant préparé à un arrêt d'urgence.
Le rappel consiste à descendre le long d'une corde fixée en haut, en contrôlant sa vitesse de descente avec un appareil de freinage. En grande voie, on enchaîne souvent plusieurs rappels successifs pour redescendre la paroi.
Les principes de base : la corde est passée dans l'ancrage du relais de rappel (anneau, maillon rapide, chaîne). Les deux brins pendent de chaque côté du point de passage. On descend sur les deux brins. En bas, on tire un des brins pour récupérer la corde. Cette récupération est un moment critique — si la corde se coince, la situation peut devenir très compliquée.
Sécurité générale du rappel ⚡ :
- En rappel standard, descendre sur deux brins. La descente sur un seul brin n'est pas une variante normale : c'est une procédure dégradée spécifique, traitée au Ch.23.
- Toujours avoir un autobloquant de sécurité — présenté ci-après.
- Toujours avoir un nœud d'arrêt en bout de chaque brin.
- La fatigue augmente les erreurs — redoubler de vigilance en fin de descente.
Les cinq erreurs critiques du rappel [T] ⚡
| Erreur | Conséquence possible | Parade |
|---|---|---|
| Oublier les nœuds en bout de corde | Sortie du descendeur en bout de brin | Nœud sur chaque brin avant tout départ |
| Installer la corde dans le mauvais élément | Rupture, coincement, impossibilité de récupérer | Anneau ou maillon de rappel uniquement |
| Supprimer l'autobloquant | Perte de contrôle en cas de choc ou malaise | Autobloquant testé avant départ |
| Tirer le mauvais brin | Blocage du nœud ou corde irrécupérable | Brin à rappeler identifié avant descente |
| Relâcher l'attention au dernier rappel | Accident à quelques mètres du sol | Même protocole jusqu'au retour au sol |
FACTEUR HUMAIN
Le rappel concentre fatigue, soulagement et gestes répétitifs. Le cerveau croit souvent que la voie est terminée alors que la partie la plus accidentogène commence. La parade n'est pas de « faire attention » en général, mais de garder un protocole identique à chaque relais.
11.2 Installation de la corde [T] ⚡
Prérequis : Identification des points de rappel équipés, compréhension du passage de corde dans l'ancrage.
Contexte d'usage : À chaque relais de rappel, avant toute descente.
Matériel nécessaire : Deux brins de corde à double de 50 m minimum, voire 60 m selon le topo et l'enchaînement de rappels ; mousqueton à vis ; anneau de rappel ou maillon rapide.
Objectif de la manipulation : Installer la corde de manière que les deux brins pendent de manière égale de chaque côté du point de passage.
La corde de rappel se passe dans l'ancrage prévu à cet effet — jamais directement dans un mousqueton ou une dégaine qu'on souhaite récupérer. Les relais de rappel sont généralement équipés de maillons rapides ou d'anneaux conçus pour laisser coulisser la corde.
Procédure — Étape par étape (CRITIQUE) :
- Identifier le point de rappel équipé (maillon rapide, anneau, plaquette).
- Vérifier visuellement son état (pas de rouille majeure, pas de cassure).
- Apporter la corde au point.
- Passer les deux brins dans l'anneau ou le maillon du point de rappel, selon la configuration du relais.
- Réaliser le nœud simple de jonction des deux brins, avec les brins bien parallèles.
- Serrer le nœud brin par brin, laisser au minimum 30 cm après le nœud, puis réaliser le nœud d'arrêt prévu par la doctrine du livre.
- Faire un demi-pêcheur double à l'extrémité libre de chaque brin de rappel.
On vérifie que les deux brins atteignent le relais suivant ou le sol, selon le rappel prévu. La longueur des brins et des rappels est contrôlée au topo avant le départ.
⚡ On fait un nœud d'arrêt en bout de chaque brin. C'est non négociable. Le nombre d'accidents mortels liés à une corde trop courte — le grimpeur atteint le bout du brin sans s'en rendre compte et tombe dans le vide — justifie à lui seul cette règle absolue.
Point critique ⚡ :
Les nœuds d'arrêt en bout de brin doivent être solidement serrés et suffisamment volumineux pour arrêter un grimpeur en rappel sans glisser à travers l'appareil de freinage. Dans la doctrine de ce livre, on utilise un demi-pêcheur double à chaque extrémité libre.
Erreur fréquente :
- Oublier un des deux nœuds (penser que l'autre « suffit »).
- Faire des nœuds de bout de brin insuffisamment volumineux.
- Ne pas vérifier que la corde atteint vraiment le sol (ou le relais suivant) — risque de se retrouver en suspens au bout du brin.
Doctrine de ce livre :
- Jonction des deux brins : nœud simple de jonction, brins parallèles, serré brin par brin, avec longueur suffisante après le nœud et nœud d'arrêt.
- Extrémités libres : demi-pêcheur double sur chaque bout de brin.
- Ces deux familles de nœuds ne doivent pas être confondues.
Limites de la technique : Si les deux brins n'ont pas exactement la même longueur, un brin sera plus court que l'autre — et le rappel suivant devra s'adapter.
RAPPEL
RAPPEL : Voir section 8.1 pour les nœuds d'arrêt, 8.1 bis pour le nœud simple de jonction des brins de rappel, et 8.2 pour le demi-pêcheur double en bout de brin.
11.3 Sécuriser la descente [T] ⚡
Prérequis : Maîtrise des autobloquants (section 8.7), capacité à installer un autobloquant en une trentaine de secondes.
Contexte d'usage : Chaque rappel sans exception.
Matériel nécessaire : Anneau de cordelette (5-6 mm), nœud français ou Machard, mousqueton à vis, corde de rappel.
Objectif de la manipulation : Créer un filet de sécurité qui bloque automatiquement si on perd la vigilance (malaise, vibration, choc).
La descente en rappel se fait avec un appareil de freinage (descendeur ou appareil d'assurage type Reverso) et un autobloquant de sécurité. L'autobloquant — généralement un nœud français ou un Machard sur cordelette — est placé sous l'appareil de freinage, relié au pontet du baudrier par un mousqueton. Si le grimpeur lâche la corde — malaise, chute de pierre, perte d'équilibre —, l'autobloquant se bloque et arrête la descente.
Descendre en rappel sans autobloquant de sécurité est une pratique qui expose à un risque mortel et qui n'a aucune justification technique. Le temps nécessaire à l'installation de l'autobloquant est de l'ordre de trente secondes — un investissement dérisoire au regard du risque.
Points critiques ⚡ :
L'autobloquant doit être placé sous l'appareil de freinage, pas au-dessus. Placé au-dessus, il n'a aucun effet en cas de lâcher.
L'autobloquant doit être relié au pontet du baudrier par un mousqueton à vis — pas simplement clippé sans sécurité.
L'autobloquant doit coulisser librement quand on le manœuvre manuellement (vers le bas pour descendre). S'il est bloqué dès le départ, on l'a mal configuré.
Erreur fréquente : Oublier l'autobloquant pour « gagner du temps » sur un rappel court. Toute assurance demande du temps — c'est là que se situe la vraie efficacité.
Variantes selon le contexte :
- Nœud français (le plus courant en rappel).
- Machard (si la corde est grosse et le mordant doit être maximal).
- Prussik (alternative fiable mais plus lent à débloquer).
Limites de la technique : L'autobloquant demande une cordelette disponible. Si on l'a oubliée, on doit remonter et la récupérer (ou utiliser un Valdotain — voir section 8.8).
RAPPEL
RAPPEL : Voir section 8.7 pour les techniques précises de confection des autobloquants. Le français est le plus rapide pour le rappel.
11.4 Ordre de descente et gestion de l'équipe [T] ⚡
Prérequis : Communication claire entre coéquipiers, anticipation du prochain relais, capacité à décider rapidement.
Contexte d'usage : À chaque séquence de rappel.
Matériel nécessaire : Système de communication (verbal, signaux manuels — généralement verbal en rappel).
Objectif de la coordination : Descendre dans un ordre prédéfini, en restant en contact permanent.
Dans une cordée de deux, le grimpeur le plus expérimenté descend généralement en premier. Il vérifie l'état du prochain relais de rappel, prépare l'installation suivante, et confirme au second que tout est en place. Le second descend ensuite, récupère le matériel éventuel au relais supérieur, et rejoint le premier en bas.
Cette séquence peut varier selon les configurations. Dans certains cas, il est préférable que le plus expérimenté descende en dernier — pour pouvoir intervenir si le premier rencontre un problème pendant la descente.
Points critiques ⚡ :
L'ordre doit être convenu et confirmé verbalement avant le rappel — aucune ambiguïté.
Le premier rappeleur doit confirmer avant que le second ne s'engage — pas de montée parallèle, jamais.
La communication entre les deux grimpeurs doit être constante — signaux clairs à chaque transition.
Erreur fréquente : Ambiguïté sur l'ordre, résultant en deux rappeleurs engagés simultanément (risque de chute mutuelle si l'une des cordes se coince).
Variantes selon le contexte :
- Rappel court (simple retour) : ordre moins critique.
- Rappel long avec relais multiples : ordre très important (qui récupère les mousquetons ?).
Limites de la technique : La fatigue peut rendre la communication moins claire. Redoubler de vigilance.
11.5 Récupérer la corde [T] ⚡
Prérequis : Compréhension de la géométrie des deux brins, capacité à diagnostiquer un coincement.
Contexte d'usage : À la fin de chaque rappel.
Matériel nécessaire : Corde de rappel installée, éventuellement poids ou mousqueton pour guider la traction.
Objectif de la manipulation : Récupérer la corde pour le rappel suivant, ou pour la redescente finale.
La récupération de la corde est le moment où les choses peuvent se compliquer. On tire un des brins — celui qui permet au nœud de jonction (si les deux brins sont noués) de passer du bon côté de l'ancrage, ou celui qui fait coulisser la corde correctement dans le maillon.
⚡ Avant de tirer, on vérifie quel brin tirer. On tire progressivement, en vérifiant que l'autre brin remonte bien. Si la corde se coince — frottement dans l'ancrage, coincement sur un becquet, nœud bloqué —, on essaie d'alterner les tractions et de « fouetter » la corde pour la dégager. Si elle reste bloquée, un membre de la cordée peut remonter la dégager (ce qui nécessite les techniques de remontée sur corde décrites plus loin dans ce livre).
Points critiques ⚡ :
Le choix du brin à tirer est décisif — un brin bloqué signifie une corde irrécupérable pendant des minutes.
La traction doit être progressive et vigilante — pas de geste sec ou violent.
Si la corde se coince, arrêter immédiatement et chercher une solution. Forcer peut aggraver la situation.
Erreur fréquente : Tirer le mauvais brin, créant un coincement qui paralyse la cordée.
Variantes selon le contexte :
- Rappel court : la corde reste souvent dégagée.
- Rappel long ou multipoints : risque augmenté de coincement.
- Paroi rugueuse : la corde frotte plus et coince plus facilement.
Limites de la technique : Le tirage peut coincer le nœud de jonction si les brins sont mal orientés ou si le nœud travaille dans un mauvais axe. S'assurer que le nœud simple de jonction est du bon côté et que le brin à rappeler a été clairement identifié avant de tirer.
Anticiper le coincement : on peut réduire le risque en choisissant le bon brin à tirer (celui qui s'éloigne du rocher), en évitant de laisser la corde se poser dans des fissures pendant la descente, et en tirant rapidement une fois les deux grimpeurs en bas.
11.6 Enchaîner les rappels [T] ⚡
Prérequis : Fluidité de chaque étape du rappel (installation, descente, récupération), capacité à gérer la fatigue accumulée.
Contexte d'usage : Grande voie de plusieurs longueurs, nécessitant 2-5 rappels pour la redescente complète.
Matériel nécessaire : Matériel standard de rappel (corde, descendeur, autobloquant, mousquetons) — sur chaque rappeleur.
Objectif de la progression : Redescendre l'ensemble de la paroi en sécurité, malgré la fatigue croissante.
Quand la descente nécessite plusieurs rappels successifs, chaque relais intermédiaire est un mini-cycle complet : arriver, se vacher, installer la corde pour le rappel suivant, descendre, récupérer la corde, recommencer.
Procédure générale — pour chaque relais intermédiaire :
- Arriver au relais (après rappel depuis le relais supérieur).
- Se vacher immédiatement sur le relais.
- Signaler au coéquipier : « Vaché ! »
- Attendre le coéquipier (s'il n'est pas encore arrivé).
- Une fois à deux au relais, préparer le rappel suivant.
- Installer la corde du rappel suivant dans l'ancrage prévu.
- Faire les nœuds d'arrêt aux extrémités.
- Vérifier l'installation.
- Descendre selon l'ordre convenu.
- Recommencer au relais suivant.
Optimisation de l'enchaînement :
La fluidité de l'enchaînement dépend de la qualité de l'organisation. On anticipe en préparant le matériel pendant que le partenaire descend (si possible — le premier rappeleur a peu de temps libre). On optimise en combinant les opérations quand c'est possible — par exemple, le second récupère les mousquetons du relais précédent pendant que le premier prépare le rappel suivant.
Et on maintient la rigueur à chaque étape — la fatigue accumulée au fil des rappels est l'un des facteurs d'accident les plus courants.
Points critiques ⚡ :
La fatigue est cumulative — le dernier rappel est le plus dangereux (paradoxalement, puisque c'est le plus proche du sol). L'attention doit rester maximale.
Le vachage au relais intermédiaire doit être aussi rigoureux qu'au relais principal — jamais de compromis.
La vérification de l'installation de corde doit être complète à chaque rappel — pas d'économie même si « on vient de le faire ».
Erreur fréquente : Vouloir aller vite au dernier rappel, sautant une étape de vérification. C'est généralement le moment où surviennent les accidents « bêtes ».
Variantes selon le contexte :
- Rappels courts (chaque relais très proche) : le cycle est rapide.
- Rappels longs (relais distants) : le cycle est plus exigeant.
Limites de la technique : La fatigue rend chaque étape plus lente et plus difficile. L'anticipation (préparer le matériel avant d'être au relais) est la clé pour maintenir l'efficacité.
11.6 bis Enchaînement efficace : arrivée au relais suivant [T] ⚡
Quand plusieurs rappels s'enchaînent, la qualité de l'arrivée au relais inférieur conditionne toute la suite. Le premier arrivé ne se contente pas de se détacher : il prépare déjà le rappel suivant.
Séquence recommandée :
- Arriver au relais inférieur et se vacher immédiatement sur un point fiable.
- Garder l'autobloquant en place le temps de stabiliser la situation, surtout si les relais sont décalés ou inconfortables.
- Enlever le descendeur seulement après vachage contrôlé.
- Annoncer clairement que le rappel est libre pour le suivant.
- Fixer temporairement les deux brins au relais avec un nœud volumineux ou une boucle de sécurité si la configuration impose d'éviter que les cordes ne partent.
- Identifier le brin à rappeler pour le rappel suivant.
- Préparer le passage du brin dans l'anneau suivant seulement quand toute la cordée est stabilisée.
- Lancer ou déposer les brins séparément, selon le terrain, pour limiter les torons et les coincements.
⚡ POINT CRITIQUE
On ne défait jamais les nœuds d'extrémité, les sécurités temporaires ou le système précédent tant que la cordée n'est pas stabilisée au relais inférieur et que le prochain rappel n'est pas compris par tous.
11.7 Rappel avec reverso haut [A]
À quoi il sert : Offrir un contrôle débrayable du rappel, utile notamment pour descendre une personne moins expérimentée ou un blessé. C'est une technique avancée.
Prérequis : Maîtrise complète du rappel standard, compréhension claire de la direction de freinage du Reverso (ou équivalent) dans cette configuration inversée.
Contexte d'usage : Secours, descente d'une personne blessée, configuration pédagogique (formateur accompagnant un élève).
Matériel nécessaire : Reverso (ou équivalent), mousqueton HMS, corde de rappel, autobloquant de sécurité.
Dans certaines configurations, on installe le descendeur en haut — sur un mousqueton au relais plutôt que sur le pontet du baudrier. Cette technique offre un contrôle débrayable : on peut bloquer et libérer la descente sans toucher au descendeur, ce qui est utile quand on descend une personne moins expérimentée.
Point critique ⚡ : C'est une technique avancée qui nécessite une maîtrise préalable du rappel standard et une compréhension claire du sens de freinage de l'appareil dans cette configuration inversée. À tester d'abord en rappel court, en toute sécurité.
Limites de la technique : Le contrôle depuis le haut demande une vigilance permanente de la part de l'accompagnant. Une perte d'attention peut résulter en une descente non contrôlée.
⚡ ALERTE
⚡ Encadré ALERTE : Les 5 erreurs mortelles au rappel
Pas de nœud en bout de corde — la corde est trop courte et file à travers le descendeur. Le grimpeur atteint le bout du brin et tombe dans le vide. Cause d'accidents la plus documentée en rappel.
Pas d'autobloquant de sécurité — un malaise, une chute de pierre, une perte d'équilibre, une vibration — la corde file. Le grimpeur ne peut plus se retenir. Conséquence : chute libre sur le rappel.
Confusion de brin à tirer — la corde se coince irrémédiablement dans l'ancrage, bloquant la cordée en paroi. Situation d'urgence où il faut remonter pour résoudre.
Vachage insuffisant au relais de rappel — glissade mortelle pendant la manipulation de la corde en position instable. Faux pas, appui insuffisant, glissade sur la paroi adjacente — et c'est un accident.
Relâchement de l'attention — « c'est le dernier rappel, on y est presque » = moment de tous les dangers. Saut d'une étape, vérification sommaire, geste habituel effectué sans vigilance. C'est précisément quand on baisse la garde que les accidents surviennent.
🧩 Fiche visuelle — Descendre en rappel avec reverso haut
Cette fiche reprend la logique synthétique du manuel monitorat. Elle sert d’aide-mémoire visuel et ne remplace pas l’apprentissage encadré ni la pratique au sol.
Principe. Une fois installer la corde de rappel, pouvoir descendre le long de celle- ci jusqu’au relaiss au-dessous ou au sol.
Grandes étapes. Installation haut du reverso en mode descente ; Installation d’un autobloquant sur pontet
Points attentions. Mettre le reverso dans le bon sens ; Mise en charge progressive en se tenant pour vérifier
Matériels. Longe (idéalement double) ; Reverso ; un ficelou ; 2 mousquetons à vis
🧩 Storyboard — Descendre en rappel avec reverso haut
Séquence pas-à-pas — suivre dans l'ordre.






Drill rappel à pratiquer hors engagement [T]
À PRATIQUER AU SOL
Exercice : installer un rappel complet sur un relais-école, descendre quelques mètres, se vacher sur un relais bas, libérer le rappel, identifier le brin à tirer, puis réinstaller un second rappel.
Critère de réussite : aucun geste critique n'est fait sans annonce ni vérification ; les nœuds de bout de corde
